Gérard Bourgeois
 
 

Gérard Bourgeois fait partie des créateurs les plus prolifiques de la chanson française Après douze ans de collaboration, avec Jean-Max Rivière, Gérard se tourne cependant vers d’autres artistes et compose diverses comédies musicales

C’est à Paris, en 1936, que naît Gérard Robert Bourgeois. Le jeune homme étudie en mathématiques et en ingénierie avant de se consacrer à la chanson. Il se met à composer lorsqu’il rencontre l’auteur Jean-Max Rivière.


Premières compositions


La Madrague, en 1963, deviendra au fil du temps un succès incontournable de la chanson. Brigitte fait des deux comparses ses auteurs attitrés (tout comme elle le fait avec Serge Gainsbourg) et enregistre C’est rigolo (1963), Moi, je joue (1964), Une histoire de plage (1964), À la fin de l’été (1964), Ciel de lit (1964), On déménage (1966) et Oh! Qu’il est vilain (entre autres).

Parmi les premiers interprètes du compositeur (qui se fait parfois auteur), il faut également mentionner Frida Boccara (Aux portes de l’amour, 1962), Nicole Croisille (Pourquoi donc vouloir), Michèle Arnaud (Quand l’amour est écrit), Jean-Claude Pascal (Entre la mer et toi) et Richard Anthony (À présent tu peux t’en aller, 1964, Et quelque chose me dit).




Duo mythique


Avec Jean-Max Rivière, le compositeur écrit pour Sylvie Vartan (Ballade pour un sourire, 1966, Nuit de neige, Le kid), Rika Zaraï (Tu m’invites à la fête), Éva (Barcelone), Téréza (Bien plus fort, chanson également interprétée par Luis Mariano), Dalida (El Cordobès), Juliette Gréco (Un petit poisson, un petit oiseau, À contre coeur, L’horoscope) et Gribouille (Mathias, 1965) Pour cette dernière, Gérard compose sur un des textes de l’interprète Mourir demain (1965).

À la fin des années soixante, le duo de créateurs est très en vogue. Françoise Hardy enregistre L’amitié (1965) et Rendez-vous d’automne et Éric Charden Sauve-moi. Gérard Lenorman interprète, en 1969, Tu viens d’avoir vingt ans. Toujours en 1969, Michel Delpech enregistre L’amitié n’existe plus, Élisabeth de quelque chose et T’es belle comme une locomotive. Enfin, Dick Rivers termine la décennie en chantant Même (1969).

L’apogée du duo que forme Gérard Bourgeois et Jean-Max Rivière arrivera véritablement au début des années soixante-dix. C’est en effet au début de cette décennie que les interprètes se multiplient d’une façon considérable, parmi lesquels Marcel Amont (Petit bonhomme, 1970), Jacqueline Danno (Ce merveilleux silence, 1970), France Gall (Il neige, 1971, Tu n’as pas le droit, 1972), Serge Reggiani (Il suffirait de presque rien, 1968) et Tino Rossi (Il faut croire, 1972).




Une route solitaire bien entourée


Bien qu’étant vraiment complémentaires, Gérard Bourgeois, souhaitant voler de ses propres ailes, se sépare de Jean-Max. Il compose alors des chansons pour Les Compagnons de la chanson (Ma terre, 1972, Les petits musiciens de marchés mexicains, 1973, cette dernière étant écrite avec la collaboration de Jean-Max), Nicoletta (Comme une île au soleil, 1971), Daniel Guichard (Faire semblant, 1974)...

À la fin de la décennie, le compositeur collabore avec Enrico Macias ; les chansons Elle venait de Sibérie (1978), La Méditerranée (1979) et Je reviens toujours vers toi (1984) sont issues de cette collaboration. À la même époque, Gérard Bourgeois retrouve Nicole Croisille qui interprète Parle pas comme ça (1979) et Va t’en d’ici (1989). Le compositeur donne également des chansons à Dave (Trouvé domicile, 1981) et à Jean Guidoni (Il pleut sur Bali et Sur les chemins d’hier, qui figurent sur le premier album de l’artiste). Parallèlement, le compositeur se lance dans la comédie musicale, puis devient producteur.


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